Rankin

Du 10 sep­tembre au 24 octobre 2026

LA F.AI.M

A. Galerie est fière de pré­sen­ter « LA F.AI.M », une impor­tante nou­velle expo­si­tion de l’ar­tiste et pho­to­graphe bri­tan­nique Rankin.

Empruntant son titre au mot fran­çais « faim », « LA F.AI.M » explore cette force qui pousse les artistes à créer. Cette expo­si­tion est une réflexion sur le désir, la curio­sité, l’ob­ses­sion et ce besoin irré­pres­sible de pro­duire des œuvres, à une époque où l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle est capable de géné­rer presque toutes les images imaginables.

Au cours des der­nières années, Rankin s’est immergé dans l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle géné­ra­tive, pro­dui­sant des mil­liers d’i­mages et consti­tuant l’un des cor­pus les plus impor­tants d’œuvres pho­to­gra­phiques géné­rées par IA réa­li­sés par un pho­to­graphe contem­po­rain. Ce qui l’a le plus sur­pris n’est pas ce que cette tech­no­lo­gie pou­vait accom­plir, mais ce dont elle était incapable.

« Le plus étrange, après avoir passé des mil­liers d’heures à créer des images avec l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle, c’est que cela m’a fait aimer la pho­to­gra­phie encore davantage. »

Pour Rankin, l’IA est deve­nue moins un sub­sti­tut à la créa­ti­vité qu’un miroir tendu à celle-​ci. Plus elle pro­dui­sait d’i­mages, plus il com­pre­nait que l’i­ma­gi­na­tion seule ne suf­fit pas. L’IA peut géné­rer des images extra­or­di­naires. Elle peut imi­ter presque tous les lan­gages visuels et conden­ser des siècles d’his­toire de l’art en une seule requête. Mais elle ne pos­sède ni curio­sité, ni mémoire, ni doute, ni désir.

C’est pré­ci­sé­ment cette absence qui est deve­nue le point de départ de « LA F.AI.M »

À tra­vers le por­trait, la sculp­ture, la mode, la mytho­lo­gie, la reli­gion, l’his­toire de l’art et la pho­to­gra­phie, l’ex­po­si­tion pré­sente des œuvres qui embrassent les pos­si­bi­li­tés offertes par l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle tout en inter­ro­geant les idées reçues qui l’en­tourent. Plutôt que de se deman­der si l’IA peut rem­pla­cer les artistes, Rankin pose une autre ques­tion : qu’est-​ce qui demeure fon­da­men­ta­le­ment humain lorsque cha­cun peut désor­mais géné­rer une image ?

Selon lui, la réponse ne réside pas dans l’i­mage finale, mais dans le désir qui lui a donné naissance.

« Elle peut géné­rer presque tout ce que je peux ima­gi­ner, mais elle n’a ni curio­sité, ni doute, ni mémoire, ni désir. Elle n’a pas faim. Elle prédit. »

L’exposition pro­longe les réflexions récentes de Rankin sur la pho­to­gra­phie, l’au­then­ti­cité et la notion d’au­teur. Elle explore la ten­sion entre les pos­si­bi­li­tés infi­nies de la géné­ra­tion d’i­mages par les machines et la valeur irrem­pla­çable de l’ex­pé­rience humaine. Plutôt que de résoudre cette ten­sion, « LA F.AI.M » choi­sit de l’habiter.

Comme l’ex­plique Rankin : « Je déteste l’IA, mais j’aime ce qu’elle pour­rait me per­mettre de créer. C’est dans cette contra­dic­tion que je me sens aujourd’­hui plus créa­tif que jamais. »

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